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Vlan!

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By: Gregory Pouy
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Un podcast pour comprendre ce qui est en train de se transformer avant que cela ne devienne évident et pour vous redonner envie du futur sans optimisme naif ni cynisme mais avec lucidité.
Tendance humaniste.

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Politics & Government Social Sciences
Episodes
  • #387 Sommes nous prêts pour le retour à la guerre ? Avec le Général de Villiers (partie 2)
    Mar 24 2026
    Pierre de Villiers, général et ancien chef d'état-major des armées de France jusqu'en 2017, auteur notamment de Servir et d'un nouveau livre sur le redressement de la France intitulé ""pour le succès des armées de la France" J'ai une vraie fascination pour la culture militaire, cette culture du temps long, de la loyauté vraie et du sens du service — et c'est précisément ce que Pierre de Villiers incarne mieux que quiconque. Il a grandi dans une famille où le père avait fait cinq ans de captivité, il a commandé jusqu'à 80 chars Leclerc, il a côtoyé quatre présidents de la République en Conseil de défense, et il a eu le courage peu commun de démissionner publiquement plutôt que de se taire. Ce n'est pas l'invité habituel de VLAN, et c'est exactement pour ça que j'ai voulu l'avoir.Dans cet épisode, nous parlons de la situation géopolitique mondiale — le retour des États-puissances, la guerre en Ukraine, la relation ambiguë avec les États-Unis — mais aussi de l'état intérieur de la France : la désindustrialisation, la crise de l'autorité, le fossé entre gouvernants et gouvernés, la démographie, l'immigration, la dette. J'ai questionné le général de Villiers sur ce que signifie vraiment servir, sur pourquoi nos démocraties produisent des décisions courtes alors que les défis sont longs, et sur ce qui, malgré tout, lui donne de l'espoir.CITATIONS MARQUANTES« Les États-Unis sont des partenaires adversaires. Les États n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts. » — 0:32:52« La vraie autorité, c'est quand l'ordre a été exécuté avant d'être donné. » — 0:22:26« Il faut penser l'impensable. Et aujourd'hui, j'ai le sentiment qu'on repousse tout ça en se disant : ça ne sera pas pour nous. » — 0:53:00« 80% des Français sont d'accord sur les grandes mesures. Et 90% de ceux qui dirigent sont opposés à ces 80%. » — 1:16:06« Ces migrants, ils arrivent pour leur malheur, pas pour leur bonheur. Et toutes ces belles âmes qui se bouchent le nez à vélo à Paris — ça suffit. » — 0:43:20IDÉES CENTRALES1. Le retour de la guerre comme réalité, pas comme concept La guerre n'est pas une abstraction historique. De Villiers l'a vue en ex-Yougoslavie, il voit l'Ukraine perdre 1 000 hommes par jour. Ses préventions remontent à 2017 : les États-puissances réarmaient à 5-10% par an depuis quinze ans pendant que les démocraties européennes savouraient les dividendes de la paix. Ce que les politiques français refusent encore de voir ressemble trop à 1935 pour ne pas inquiéter. Pourquoi c'est important : ce n'est pas un discours belliciste, c'est un appel pragmatique à ne pas répéter l'aveuglement des années 30. Timestamp : 0:26:17 – 1:00:072. L'autorité vraie versus l'autoritarisme L'ordre donné et exécuté avant d'avoir été dit : telle est la définition de de Villiers d'une autorité réussie. En France, la culture du pouvoir confond décision unilatérale et leadership. L'adhésion prime sur la contrainte ; la vraie loyauté consiste à dire la vérité à son chef, pas à lui plaire. Pourquoi c'est important : ce modèle interpelle autant les patrons d'entreprise que les responsables politiques. Timestamp : 0:21:41 – 0:22:263. Le fossé entre gouvernants et gouvernés 80% des Français partagent un socle commun sur les grandes questions (sécurité, immigration, pouvoir d'achat, réarmement) ; 90% des dirigeants s'y opposent ou l'ignorent. Ce fossé explique à la fois l'abstention massive et les votes protestataires aux extrêmes, y compris l'élection de Trump lue comme un vote de rejet. Pourquoi c'est important : la démocratie ne se fracture pas par accident — elle se fracture par accumulation d'inattention. Timestamp : 0:25:06 – 1:16:574. La mondialisation comme erreur fondamentale Désindustrialisation, chômage endémique, territoires vidés, dépendance stratégique : de Villiers relie directement la mondialisation heureuse à la fragilisation des nations. Il défend la coopération interétatique sur des projets souverains, pas une Europe fédérale qui, selon lui, se terminera en cauchemar. Pourquoi c'est important : la souveraineté industrielle est un enjeu de défense nationale autant qu'économique. Timestamp : 0:29:13 – 0:31:385. Le sens du collectif comme antidote à l'individualisme L'armée et le football lui ont appris que les cohésions s'additionnent, ne s'opposent pas. La société de consommation a produit le tout-à-l'égo. Retrouver le sens du service — et l'enseigner à la jeunesse — est pour lui la condition d'un redressement moral avant d'être politique. Pourquoi c'est important : le problème français n'est pas d'abord budgétaire, il est civilisationnel. Timestamp : 0:50:16 – 0:52:516. Trois pistes pour sortir de la crise budgétaire Réforme du modèle social (retraites, sécu), remise au travail de la France (l'un des pays OCDE qui travaille le moins), réforme de l'État ...
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    37 mins
  • #387 Sommes nous prêts pour le retour à la guerre ? Avec le Général de Villiers (partie 1)
    Mar 24 2026
    Pierre de Villiers, général et ancien chef d'état-major des armées de France jusqu'en 2017, auteur notamment de Servir et d'un nouveau livre sur le redressement de la France intitulé ""pour le succès des armées de la France" J'ai une vraie fascination pour la culture militaire, cette culture du temps long, de la loyauté vraie et du sens du service — et c'est précisément ce que Pierre de Villiers incarne mieux que quiconque. Il a grandi dans une famille où le père avait fait cinq ans de captivité, il a commandé jusqu'à 80 chars Leclerc, il a côtoyé quatre présidents de la République en Conseil de défense, et il a eu le courage peu commun de démissionner publiquement plutôt que de se taire. Ce n'est pas l'invité habituel de VLAN, et c'est exactement pour ça que j'ai voulu l'avoir.Dans cet épisode, nous parlons de la situation géopolitique mondiale — le retour des États-puissances, la guerre en Ukraine, la relation ambiguë avec les États-Unis — mais aussi de l'état intérieur de la France : la désindustrialisation, la crise de l'autorité, le fossé entre gouvernants et gouvernés, la démographie, l'immigration, la dette. J'ai questionné le général de Villiers sur ce que signifie vraiment servir, sur pourquoi nos démocraties produisent des décisions courtes alors que les défis sont longs, et sur ce qui, malgré tout, lui donne de l'espoir.CITATIONS MARQUANTES« Les États-Unis sont des partenaires adversaires. Les États n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts. » — 0:32:52« La vraie autorité, c'est quand l'ordre a été exécuté avant d'être donné. » — 0:22:26« Il faut penser l'impensable. Et aujourd'hui, j'ai le sentiment qu'on repousse tout ça en se disant : ça ne sera pas pour nous. » — 0:53:00« 80% des Français sont d'accord sur les grandes mesures. Et 90% de ceux qui dirigent sont opposés à ces 80%. » — 1:16:06« Ces migrants, ils arrivent pour leur malheur, pas pour leur bonheur. Et toutes ces belles âmes qui se bouchent le nez à vélo à Paris — ça suffit. » — 0:43:20IDÉES CENTRALES1. Le retour de la guerre comme réalité, pas comme concept La guerre n'est pas une abstraction historique. De Villiers l'a vue en ex-Yougoslavie, il voit l'Ukraine perdre 1 000 hommes par jour. Ses préventions remontent à 2017 : les États-puissances réarmaient à 5-10% par an depuis quinze ans pendant que les démocraties européennes savouraient les dividendes de la paix. Ce que les politiques français refusent encore de voir ressemble trop à 1935 pour ne pas inquiéter. Pourquoi c'est important : ce n'est pas un discours belliciste, c'est un appel pragmatique à ne pas répéter l'aveuglement des années 30. Timestamp : 0:26:17 – 1:00:072. L'autorité vraie versus l'autoritarisme L'ordre donné et exécuté avant d'avoir été dit : telle est la définition de de Villiers d'une autorité réussie. En France, la culture du pouvoir confond décision unilatérale et leadership. L'adhésion prime sur la contrainte ; la vraie loyauté consiste à dire la vérité à son chef, pas à lui plaire. Pourquoi c'est important : ce modèle interpelle autant les patrons d'entreprise que les responsables politiques. Timestamp : 0:21:41 – 0:22:263. Le fossé entre gouvernants et gouvernés 80% des Français partagent un socle commun sur les grandes questions (sécurité, immigration, pouvoir d'achat, réarmement) ; 90% des dirigeants s'y opposent ou l'ignorent. Ce fossé explique à la fois l'abstention massive et les votes protestataires aux extrêmes, y compris l'élection de Trump lue comme un vote de rejet. Pourquoi c'est important : la démocratie ne se fracture pas par accident — elle se fracture par accumulation d'inattention. Timestamp : 0:25:06 – 1:16:574. La mondialisation comme erreur fondamentale Désindustrialisation, chômage endémique, territoires vidés, dépendance stratégique : de Villiers relie directement la mondialisation heureuse à la fragilisation des nations. Il défend la coopération interétatique sur des projets souverains, pas une Europe fédérale qui, selon lui, se terminera en cauchemar. Pourquoi c'est important : la souveraineté industrielle est un enjeu de défense nationale autant qu'économique. Timestamp : 0:29:13 – 0:31:385. Le sens du collectif comme antidote à l'individualisme L'armée et le football lui ont appris que les cohésions s'additionnent, ne s'opposent pas. La société de consommation a produit le tout-à-l'égo. Retrouver le sens du service — et l'enseigner à la jeunesse — est pour lui la condition d'un redressement moral avant d'être politique. Pourquoi c'est important : le problème français n'est pas d'abord budgétaire, il est civilisationnel. Timestamp : 0:50:16 – 0:52:516. Trois pistes pour sortir de la crise budgétaire Réforme du modèle social (retraites, sécu), remise au travail de la France (l'un des pays OCDE qui travaille le moins), réforme de l'État ...
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    50 mins
  • [Moment] Tu veux ralentir ? Commence par poser ton téléphone avec Alexandre Dana
    Mar 19 2026

    Alexandre Dana est un entrepreneur, il intervient sur le podcast Métamorphose et c'est un ami!

    Dans cet moment qui est un extrait d'un épisode que nous avons enregistré il y a quelques mois et nous parlons de quelque chose qui nous concerne tous mais que nous évitons souvent de regarder en face : notre incapacité à ralentir dans un monde conçu pour accélérer en permanence.

    J’ai questionné mon invité sur une idée simple mais profondément dérangeante : et si le problème n’était pas notre manque de discipline… mais un environnement conçu pour nous faire échouer ?

    On parle de carnet, d’écriture, de mémoire, mais surtout de présence. De ce moment où tu réalises que tu passes ta vie à sauvegarder des choses que tu ne reliras jamais. De cette illusion moderne de la curiosité, qui ressemble souvent plus à de l’accumulation qu’à de la compréhension.

    Ce que j’aime dans cette conversation, c’est qu’elle est à la fois très concrète — écrire le matin, couper le téléphone — et profondément philosophique : accepter de ne pas tout savoir, pour enfin apprendre quelque chose.

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    11 mins
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