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Vlan!

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By: Gregory Pouy
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Un podcast pour comprendre ce qui est en train de se transformer avant que cela ne devienne évident et pour vous redonner envie du futur sans optimisme naif ni cynisme mais avec lucidité.
Tendance humaniste.

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Politics & Government Social Sciences
Episodes
  • #385 Comment redonner envie du futur dans un monde en "chaos"? avec Cécile Wendling
    Mar 10 2026
    Cécile Wendling est prospectiviste et fondatrice de Panoramique, elle pense à 20, 30, 100 ans — pas par anxiété, mais par élan de vie. Cécile a dirigé la prospective du groupe AXA avant de tout quitter pour créer sa propre structure. Elle a passé des années à aider des organisations, des dirigeants, des individus à se projeter dans le temps long — pas pour prédire l'avenir, mais pour l'écrire lucidement. Elle est sociologue, constructiviste, et elle a cette capacité rare de transformer ce qui nous paralyse en terrain fertile. Je la connais depuis un moment, j'admire sa façon de tenir les deux bouts sans jamais tomber ni dans le catastrophisme ni dans la pensée magique.Dans cet épisode, nous parlons de ce qui nous empêche de nous projeter, de pourquoi la crise est peut-être autant un construit social qu'une réalité, et de comment le temps lui-même est une invention que la société nous impose. J'ai questionné Cécile sur les inégalités face au futur, sur l'Afrique comme laboratoire mondial de l'innovation, sur le conatus de Spinoza comme boussole intérieure, sur ce que ça fait vraiment de sauter d'un grand paquebot pour pagayer dans un petit rafiot. On parle aussi de ce qu'on transmet aux enfants, de l'entraide comme ressource immatérielle, de la dépendance au sentier, du clavier AZERTY et des déchets nucléaires — et tout ça forme un fil cohérent, joyeux, profond, sur la façon dont on peut reprendre la main sur son avenir.3. CITATIONS MARQUANTES"Chacun de nous écrit l'avenir chaque jour par ses décisions. Avoir des décisions de temps long, c'est ça aussi œuvrer à une humanité différente." (Partie 1, ~06:00)"Si on n'est pas capable d'imaginer un avenir où on est heureux de vivre, on ne peut pas le créer, on ne peut pas le faire advenir." (Partie 1, ~30:30)"Le pouvoir a besoin de tristesse parce qu'il sait la contrôler, il sait la manipuler." (Cécile citant Deleuze, Partie 1, ~15:10)"Le vide n'existe pas. Mais ça, tu t'en rends compte que quand tu es dans ton petit rafiot à pagayer." (Partie 2, ~08:20)"Claquer la porte à la violence. Et ouvrir la porte au temps long, à se projeter et inventer l'avenir." (Partie 2, ~25:15)4. IDÉES CENTRALES DISCUTÉES 1. Le temps long comme acte politique et humaniste Titre : Décider loin, c'est résister Explication : Dans un monde qui nous force au temps court (contenus jetables, polycrise, dopamine instantanée), choisir de s'inscrire dans une pratique longue — yoga, instrument de musique, doctorat, engagement — est une forme de résistance et d'émancipation. Ce n'est pas de la lenteur, c'est de la profondeur. Pourquoi c'est important : Parce que sans cette capacité, on devient réactif plutôt qu'acteur. Et Cécile montre que cette inégalité face au temps long a des conséquences concrètes : santé, épargne, alimentation. Timestamp : Partie 1, ~05:00 → 09:002. La crise comme construction sociale — et ses angles morts Titre : On a mis des lunettes grises, et on a oublié qu'on pouvait les enlever Explication : Cécile questionne frontalement notre façon de nommer "crise" tout ce qui arrive. Ce label n'est pas neutre : il induit des décisions précipitées, sacrifie ce qu'on juge "non essentiel" (la culture pendant le Covid), et nourrit les passions tristes au sens de Spinoza — peur, résignation, paralysie — qui nous coupent de notre élan vital. Pourquoi c'est important : Parce que changer de lunettes n'est pas de la naïveté. C'est un acte cognitif et politique qui ouvre d'autres modes d'action. Timestamp : Partie 1, ~12:00 → 17:003. Le conatus : le feu qu'on ne développe pas, qu'on libère Titre : Ce n'est pas ton cerveau qui sait — c'est ton feu Explication : Face à l'angoisse des parents devant l'IA et les métiers de demain, Cécile propose une réponse contre-intuitive : au lieu de regarder à l'extérieur, se reconnecter à son désir le plus intime. Le conatus (Spinoza) — cet élan vital propre à chacun — ne se développe pas, il se libère : par le lien, l'engagement, la contemplation, et en ôtant la pression de l'ultra-performance. Pourquoi c'est important : Parce que c'est la seule boussole stable dans un monde incertain. Timestamp : Partie 2, ~01:30 → 03:304. L'entraide comme ressource immatérielle — invisible, mais fondamentale Titre : Ce qu'on ne mesure pas, on le détruit Explication : Depuis Thatcher et Reagan, nos sociétés ont surinvesti ce qui se mesure (PIB, productivité) et désinvesti les ressources immatérielles : confiance, empathie, entraide. Or ces ressources fonctionnent comme le temps long — plus on les nourrit, plus elles grandissent ; si on les abandonne, le lien social s'effondre rapidement. La tontine féminine, Leetchi détourné par des agriculteurs, le low-tech africain : l'entraide existe partout, souvent invisible. Pourquoi c'est important : Parce que face aux inégalités que les politiques macroéconomiques ne savent pas ...
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    59 mins
  • #384 Qui façonne notre vision de demain avec Samah Karaki (partie 2)
    Mar 3 2026

    Samah Karaki est neuroscientifique et essayiste et son dernier essai "contre les figures d'autorité" est la raison pour laquelle je la reçois de nouveau!

    C’est la quatrième fois que je reçois Samah. Et à chaque fois, je sens que quelque chose me bouscule profondément.

    Dans cet épisode, nous parlons de notre besoin presque viscéral de figures d’autorité.

    Pourquoi nous aimons tant certains visages. Pourquoi nous leur déléguons notre jugement. Pourquoi nous sommes parfois déçus comme si nous avions été trahis personnellement.

    J’ai questionné Samah sur la naissance historique de la figure du “génie”, sur la Renaissance, sur le mythe du héros, sur le mérite, sur la visibilité, sur les médias, sur les algorithmes. Mais aussi sur quelque chose de plus intime : qu’est-ce que ça fait de devenir soi-même une figure d’autorité ?

    Ce que j’aime dans cette conversation, c’est qu’elle ne cherche pas à “cancel”. Elle cherche à déplacer le regard.

    On parle de plagiat, de création collective, d’impunité, de Heidegger, de Bertolucci, d’écologie, de réseaux sociaux, de gourous, de soft skills… et surtout d’utopie.

    Et si la pensée n’appartenait jamais à une seule personne ?

    Et si le vrai pouvoir, c’était de négocier le sens ensemble ?

    Citations marquantes
    1. “Nous avons besoin de boussoles, mais pas de sommets.”
    2. “Le problème n’est pas la signature. C’est pourquoi on voit toujours les mêmes noms.”
    3. “Quand on sacralise quelqu’un, on suspend notre jugement.”
    4. “La pensée n’appartient pas à une figure. Elle appartient à ceux qui la manipulent.”
    5. “L’utopie, c’est un endroit où le sens se négocie en permanence.”
    Big Ideas (Idées centrales)1. Le besoin d’autorité est humain

    Nous manquons d’attention. Nous avons besoin de repères.
    👉 Important car ça évite la culpabilisation individuelle.
    ⏱ ~00:07

    2. La visibilité n’est pas le mérite

    La reconnaissance circule par halo. Les visibles rendent visibles.
    👉 Important pour comprendre l’entre-soi médiatique.
    ⏱ ~00:29

    3. Le génie est une construction historique

    Renaissance, humanisme, mécénat : naissance de la singularité exceptionnelle.
    👉 Important pour désacraliser le mythe du créateur solitaire.
    ⏱ ~00:26

    4. La sacralisation crée de l’impunité

    Plus on idolâtre, plus on pardonne.
    👉 Important dans le débat sur cancel culture.
    ⏱ ~00:22

    5. Nous sommes câblés pour créer des récits

    Biais d’intentionnalité : on invente des intentions.
    👉 Important pour comprendre la narration politique moderne.
    ⏱ ~00:39

    6. L’utopie est déjà là

    Dans les classes, les cafés, les discussions réelles.
    👉 Important pour redonner de l’espoir concret.
    ⏱ ~00:58

    10 Questions structurantes
    1. Pourquoi avons-nous besoin de figures d’autorité ?
    2. À partir de quand admiration devient-elle abdication critique ?
    3. La visibilité est-elle une preuve de compétence ?
    4. Le génie est-il une construction politique ?
    5. Peut-on séparer l’œuvre de l’auteur ?
    6. Faut-il contextualiser ou réécrire les œuvres problématiques ?
    7. Les algorithmes fabriquent-ils nos autorités modernes ?
    8. Est-ce dangereux de devenir soi-même une figure d’autorité ?
    9. Comment ne pas remplacer une idole par une autre ?
    10. À quoi ressemblerait un monde sans sommets mais avec des conversations ?
    Références citéesPersonnes
    • Heidegger
    • Bertolucci
    • Jordan Bardella
    • Donald Trump
    • Alice Carabédian
    • Blanche Sabat
    • Pénélope Bagieu
    Concepts
    • Effet de halo
    • Biais d’intentionnalité
    • Humanisme
    • Mécénat
    • Génie romantique
    Timestamps clés

    00:00 – Pourquoi on adore les figures d’autorité
    00:02 – Ce qui a poussé Samah à écrire ce livre
    00:07 – On choisit selon le nom (et ce n’est pas neutre)
    00:17 – Le vrai danger de la sacralisation
    00:22 – Cancel culture : que faire des œuvres problématiques ?
    00:26 – La naissance du “génie” à la Renaissance
    00:29 – Mérite ou système de halo ?
    00:39 – Ce que notre cerveau invente sur les leaders
    00:48 – Les gourous modernes et les algorithmes
    00:58 – L’utopie concrète : négocier le sens ensemble

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    31 mins
  • #384 Qui façonne notre vision pour demain? Avec Samah Karaki (partie 1)
    Mar 3 2026
    Samah Karaki est neuroscientifique et essayiste et son dernier essai "contre les figures d'autorité" est la raison pour laquelle je la reçois de nouveau!C’est la quatrième fois que je reçois Samah. Et à chaque fois, je sens que quelque chose me bouscule profondément.Dans cet épisode, nous parlons de notre besoin presque viscéral de figures d’autorité. Pourquoi nous aimons tant certains visages. Pourquoi nous leur déléguons notre jugement. Pourquoi nous sommes parfois déçus comme si nous avions été trahis personnellement.J’ai questionné Samah sur la naissance historique de la figure du “génie”, sur la Renaissance, sur le mythe du héros, sur le mérite, sur la visibilité, sur les médias, sur les algorithmes. Mais aussi sur quelque chose de plus intime : qu’est-ce que ça fait de devenir soi-même une figure d’autorité ?Ce que j’aime dans cette conversation, c’est qu’elle ne cherche pas à “cancel”. Elle cherche à déplacer le regard.On parle de plagiat, de création collective, d’impunité, de Heidegger, de Bertolucci, d’écologie, de réseaux sociaux, de gourous, de soft skills… et surtout d’utopie.Et si la pensée n’appartenait jamais à une seule personne ?Et si le vrai pouvoir, c’était de négocier le sens ensemble ?Citations marquantes “Nous avons besoin de boussoles, mais pas de sommets.”“Le problème n’est pas la signature. C’est pourquoi on voit toujours les mêmes noms.”“Quand on sacralise quelqu’un, on suspend notre jugement.”“La pensée n’appartient pas à une figure. Elle appartient à ceux qui la manipulent.”“L’utopie, c’est un endroit où le sens se négocie en permanence.”Big Ideas (Idées centrales)1. Le besoin d’autorité est humainNous manquons d’attention. Nous avons besoin de repères.👉 Important car ça évite la culpabilisation individuelle.⏱ ~00:072. La visibilité n’est pas le mériteLa reconnaissance circule par halo. Les visibles rendent visibles.👉 Important pour comprendre l’entre-soi médiatique.⏱ ~00:293. Le génie est une construction historiqueRenaissance, humanisme, mécénat : naissance de la singularité exceptionnelle.👉 Important pour désacraliser le mythe du créateur solitaire.⏱ ~00:264. La sacralisation crée de l’impunitéPlus on idolâtre, plus on pardonne.👉 Important dans le débat sur cancel culture.⏱ ~00:225. Nous sommes câblés pour créer des récitsBiais d’intentionnalité : on invente des intentions.👉 Important pour comprendre la narration politique moderne.⏱ ~00:396. L’utopie est déjà làDans les classes, les cafés, les discussions réelles.👉 Important pour redonner de l’espoir concret.⏱ ~00:5810 Questions structurantesPourquoi avons-nous besoin de figures d’autorité ?À partir de quand admiration devient-elle abdication critique ?La visibilité est-elle une preuve de compétence ?Le génie est-il une construction politique ?Peut-on séparer l’œuvre de l’auteur ?Faut-il contextualiser ou réécrire les œuvres problématiques ?Les algorithmes fabriquent-ils nos autorités modernes ?Est-ce dangereux de devenir soi-même une figure d’autorité ?Comment ne pas remplacer une idole par une autre ?À quoi ressemblerait un monde sans sommets mais avec des conversations ?Références citéesPersonnesHeideggerBertolucciJordan BardellaDonald TrumpAlice CarabédianBlanche SabatPénélope BagieuConceptsEffet de haloBiais d’intentionnalitéHumanismeMécénatGénie romantiqueTimestamps clés 00:00 – Pourquoi on adore les figures d’autorité00:02 – Ce qui a poussé Samah à écrire ce livre00:07 – On choisit selon le nom (et ce n’est pas neutre)00:17 – Le vrai danger de la sacralisation00:22 – Cancel culture : que faire des œuvres problématiques ?00:26 – La naissance du “génie” à la Renaissance00:29 – Mérite ou système de halo ?00:39 – Ce que notre cerveau invente sur les leaders00:48 – Les gourous modernes et les algorithmes00:58 – L’utopie concrète : négocier le sens ensemble Suggestion d'autres épisodes à écouter : #337 Le piège de l'empathie avec Samah Karaki (https://audmns.com/CVkTKJQ)[CONFIDENCES CROISÉES] La face cachée du talent avec Oxmo Puccino et Samah Karaki (https://audmns.com/PsTiLuf)#206 Comment développer l'esprit critique chez les enfants? Avec Samah Karaki (https://audmns.com/dFSogCP)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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    40 mins
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